Best of: …. « Federerement » correct —

8 Mar

Rappel: Nous publions dans ces Blogs des articles qui nous ont frappé: Livres, Jobs, Traduction, …/
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Btw, we Love Federer: we are Fans; so, again a reminder: the articles published do not necessarily reflect our opinions; of course.

……« Federerement » correct
Par Christophe Thoreau |
Jeu Décisif – ven. 18 janv. 2013 19:15 HNEC

…Roger Federer lors de l’Open d’Australie 2013.J’ai été très surpris par le texte de mon camarade Eli Weinstein sur son blog qui s’étonne du fait que l’on puisse ne pas aimer Roger Federer. Son propos en deux mots : ce garçon est parfait ou presque, comment donc ne pas avoir pour lui les yeux de Chimène. Cela dit, tout dépend de ce que l’on veut mettre dans perfection… Cet article m’a fait penser à un film : « Trop belle pour toi » de Bertrand Blier. Je ne sais si vous avez vu cette petite merveille, mais Gérard Depardieu marié à Carole Bouquet, comme fatigué par la beauté de son épouse, entame une liaison avec sa secrétaire incarnée par… Josiane Balasko. Personne ne comprend évidemment que Bernard -c’est son nom dans le film- laisse tomber sa femme, symbole elle aussi d’une certaine perfection. Et pourtant ! Alors oui, comme Bernard avec son assistante, certains trouvent leur bonheur total de fan de tennis ailleurs que chez le Maître.

Eli pose, en fait, une question à laquelle il n’a pas répondu : doit-on, peut-on, dissocier le joueur et l’homme ? Me concernant, c’est oui, même si je préfère apprécier un champion dans sa globalité. Dit autrement, on peut s’extasier devant Federer sur le court -comment peut-il en être autrement d’ailleurs- et ne pas rêver devant l’homme qu’il est (ou montre) une fois la balle de match jouée. D’une manière générale, Federer est très politiquement correct. Pas un mot plus haut que l’autre, un discours relativement tiède, tout comme Rafael Nadal d’ailleurs. Ces deux-là, qui comptent parmi les plus grands champions de l’histoire de ce sport, sont en même temps les parfaits symboles de notre époque où la liberté de parole a été confisquée par les instances dirigeantes et les communicants de tous poils. Surtout pas de vagues et tout ira bien. Ce qui est une erreur stratégique terrible. L’ATP n’a qu’une envie : que les médias parlent plus encore du tennis, mais dès qu’un joueur sort des clous, donc intéresse, il se fait remonter les bretelles. A l’image, par exemple, d’un Nicolas Escudé lorsqu’il avait évoqué sans langue de bois la présence du dopage dans le tennis. Mais, diable, ce sont les débats et les propos avec du sens qui vont attirer notre attention, susciter la polémique, nourrir les discussions, et si vous y ajoutez une pincée d’humour, on ne sera pas contre, les amis ! Qu’on ferme les robinets d’eau tiède.

Il en allait de même avec Pete Sampras. Champion d’exception s’il en est mais pas franchement haut en couleurs une fois sorti du court. Andre Agassi a moins gagné que lui mais quel type bien plus intéressant ! Je vous avoue que je préférais la personnalité de Boris Becker à celle bien plus effacée –doux euphémisme- de Stefan Ederg. Jimmy Connors et John McEnroe ou Björn Borg ? Yannick Noah ou Ivan Lendl ? Le choix est évidemment vite fait me concernant. D’ailleurs tout le monde regrette le départ à la retraite de Marat Safin, et paradoxe des paradoxes, l’ATP lui a remis un prix pour avoir cassé plus de mille raquettes tout au long de sa carrière. Belle hypocrisie !

Notre époque a été tellement lavée à la machine qu’il n’y a même pas de joueurs contrastant franchement avec Rodge et Rafa. Novak Djokovic joue un peu ce rôle, mais ça reste très soft. Le Serbe possède son originalité mais je la trouve un peu factice, un peu surjouée (vous allez dire que je ne suis jamais content). Mais c’est lui le plus malin du Big 4 car il a justement compris que sa mise en valeur par rapport aux autres passait justement par une certaine originalité.

N’allez pas déformer mes propos en disant que je n’attends des joueurs de tennis qu’ils soient forcément hautains, de mauvaise foi, en guerre contre tout et tout le monde, prétentieux ou que sais-je encore. Non bien sûr, mais entre l’élève bien sage et le voyou, il y a un chemin que tous ces cadors pourraient empruntér une fois passés sous la douche.

Alors oui, mon cher Eli, on peut ne pas aimer Roger Federer. Enfin ne pas l’aimer dans sa globalité. Il est d’ailleurs amusant de voir qu’il affronte au troisième tour de l’Open d’Australie une jeune pousse, Bernard Tomic, qui justement aime bien les dérapages. D’ailleurs, il va être intéressant de voir, si cet Australien assez grande gueule pour le moment, rentre dans le rang dans les années à venir au fur et à mesure de sa progression vers les sommets…

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