In the News A BOUT DE SOUFFLE Scénario original de François Truffaut

14 Apr

 

A BOUT DE SOUFFLE

Scénario original de François Truffaut

(texte intégral)

Nous allons parler de fort vilaines choses…

STENDHAL.

MARSEILLE, un mardi matin.

Lucien fait semblant de lire Paris-flirt à la terrasse d’un café au bas de la Cannebière, En réalité, il surveille le mouvement des voitures devant le Vieux-port.

Près des bateaux qui emmènent les touristes visiter le Château d’lf, une fille fart signe à Lucien. Elle lui montre une voiture immatriculée “U.S. Army” en train de se garer. Les occupants, un officier américain, Sa femme et leurs enfants, vont prendre les billets pour le Château d’If. Ils sont surveillés par Lucien et la fille qui font, du reste, semblant de ne pas se connaître.

Dès que le bateau s’est éloigné, Lucien s’approche de la voiture – une De Soto décapotable – il fait mine de l’inspecter comme Si elle lui appartenait, vérifiant les pneus et l’huile.

La fille demande a Lucien de l’emmener avec lui, mais il refuse, se met au volant et démarre, après avoir mis en contact les fils sous le tableau de bord,

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2 Responses to “In the News A BOUT DE SOUFFLE Scénario original de François Truffaut”

  1. jonwadier April 15, 2013 at 6:53 am #

    As usual, only the link will remain shortly …

    • jonwadier April 16, 2013 at 6:42 am #

      QUELQUES HEUERES PLUS TARD, on retrouve Lucien sur la route nationale. Conduire une voiture volée doit être dans ses habitudes Car il semble en excellente forme et, seul au volant, chante des refrains a tue-tête.

      Il arrive et roule à la hauteur d’une Alfa-Roméo conduite par une Jolie femme. Il lui demanda si, par hasard, elle ne s’appelle pas “Madame Lucien Poissard”. Elle fait non de la tête. Lucien trouve que c’est dommage, car Lucien Poiccard, c’est lui.

      Un peu plus loin, on voit Lucien ralentir pour prendre deux bonnes femmes qui font de l’auto-stop. Mais en passant devant elles, il les trouve trop moches et accélère de plus belle.

      De temps on temps, il monologue pour lui tout seul, à haute voix. On apprend ainsi, à demi-mot, quels sont les projets de Lucien à l’heure présente

      1) Toucher de l’argent à Paris, en commission sur une affaire plus ou moins louche, (A mesure que le film continue, on aura de temps à autre des précisions sur les activités de Lucien, par les gens qu’il croise et les brefs dialogues qu’ils échangent. En gros, Lucien fait du “trafic”. Mais quel trafic ? Même à Patricia, il en fera mystère.)

      2) Lucien veut revoir à Paris une nommée Patricia qu’il espère convaincre de partir avec lui A l’étranger.

      Mais un troisième problème va compliquer les affaires de Lucien, Le jour baisse alors qu’il roule En direction de Paris, vers Sens. Enervé par une 2 CV qui n’ose pas dépasser un camion, Lucien double les deux véhicules, en plein virage, dans une côte, en deuxième position.

      Ses pneus dépassent largement la ligne jaune. Un Coup de sifflet retentit. Un motard aux aguets en haut de la côte, lui fait signe de se ranger au bord de la route.

      Mais Lucien, qui est dans une voiture volée, fonce au contraire à tombeau ouvert,

      Poursuite de Lucien par le motard qui se termine dans un petit village. Lucien a pris une rue de traverse. C’est une impasse. Le moteur a calé, Lucien prend dans le vide-poche le revolver qu’il y avait trouvé tout à l’heure sous une boîte de cirages. Le motard sort son revolver. Tout s’est passé très vite. Lucien a tiré sur le motard sans bien s’en rendre compte. Il est furieux contre lui-même. Il avait bien besoin de se mettre une histoire pareille sur le dos !

      ON RETROUVE LUCIEN A PARIS, au petit matin. Il a du faire de l’auto-stop car une petite voiture danoise le dépose à St-Michel.

      Lucien entre dans une cabine téléphonique, puis change d’avis et raccroche sans avoir téléphoné, Il sort et se met à marcher vers les quais. Il est en chemise, ayant oublié son veston dans la voiture après avoir tiré sur le motard de la police.

      Il achète un journal du matin. On ne signala pas encore le meurtre. Lucien entre dans un petit hôtel qui donne sur la Seine. Il demande si Mademoiselle Patricia Franchini est là. Le veilleur, en train de laver le perron, dit que non. Lucien insiste. Mais Patricia n’est pas là, preuve en est sa clé qui est au tableau. Lucien dit qu’il va lui laisser un mot Il profite de ce que le veilleur ne regarde pas, prend la clé. Il entre dans la chambre de Patricia, le lit n’est pas défait. Lucien touille à droite et à gauche, Il essaie une veste. Trop petite. Il trouve de la monnaie dans un tiroir. Mais ce sont des pièces américaines, Il ressort de la chambre après s’être lavé la figure.

      On le voit qui entre au Royal Saint-Germain, demande le prix d’un œuf au plat jambon. Il compte son argent il n’a pas assez. Il demanda deux œufs au plat jambon et dit qu’il revient.

      Lucien traverse le boulevard Saint-Germain, passe devant la Hune et entra dans la cour d’un immeuble à côté du Flore. On le retrouve dans le couloir qui longe les chambres de bonnes.

      Derrière une porte, Lucien entend une voix féminine qui chante l’un des airs de “La belle Hélène”. Lucien entre doucement sans frapper.

      Une fille, en pantalon de pyjama, est en train de faire sécher ses cheveux. Elle se retourne, n’a pas l’air surprise. On comprend qu’elle et Lucien ont vécu ensemble à St-Germain il y a sept ou nuit mois. Elle fait maintenant des films publicitaires et de la T.V. et a abandonné le “quartier”. Lucien est moins explicite sur lui-même. Il se débrouille pas trop mal. Il doit toucher deux millions et demi à midi. En attendant, est-ce qu’elle ne pourrait pas lui prêter deux ou trois mille francs ? Elle dit qu’elle ne les a pas. Lucien l’invite au petit déjeuner, espérant qu’elle paiera. Mais elle est pressée. Lucien profite de ce qu’elle passe un jersey et a la tète cachée pour extraire quelques billets de mille francs de son sac. Puis il lui dit à bientôt et s’en va. Il est huit heures du matin, mercredi.

      VERS DIX HEURES, Lucien entre dans une Agence de voyages des Champs-Elysées. Il s’est acheté un veston d’occasion et des lunettes noires. Lucien demande à l’un des employés si Michel est là. On lui dit que Michel n’est là qu’à onze heures. Lucien dit qu’il repassera et demande l’adresse d’un journal américain, le “New-York Herald Tribune”.

      On enchaîne sur Lucien allant au “New-York Herald”. Il entre dans le hall, s’adresse à la jeune fille en maillot jaune, derrière le guichet des renseignements et demande si une demoiselle Patricia Franchini travaille bien ici. On lui dit qu’elle doit être sur les Champs-Elysées en train de vendre le journal. Lucien ressort et descend les Champs-Elysées.

      Il avise une fille en maillot jaune. Elle lui dit que Patricia est sur le trottoir d’en face, à la hauteur du Pam-Pam.

      Lucien traverse les Champs-Elysées Il écarte une étudiante qui vend des brochures en demandant : “Vous n’avez rien contre la jeunesse”

      Lucien la rembarre en disant que, justement, il déteste la jeunesse et aime beaucoup les vieux.

      Lucien voit Patricia qui marche dix mètres devant lui. Il la suit un moment. Sentant qu’elle est suivie, elle se retourne. Elle porte un maillot jaune avec les initiales du N.-Y. Herald sur la poitrine. Elle a également un béret de marin américain incliné sur le front.

      Elle est en blue-jeans. Lucien lui achète un numéro du journal. Elle ouvre de grands yeux : qu’est-ce que Lucien est venu taire à Paris ? Elle le croyait à Nice

      Lucien dit qu’il est venu faire des affaires à Paris. Il propose à Patricia de partir ensuite en Italie avec lui. On comprend qu’ils ont vécu ensemble, il y a quelques semaines sur la Côte, où Patricia était en vacances. Elle ne dit ni oui, ni non à Lucien. Il faut voir. Elle devait s’inscrire à la Sorbonne et peut-être écrire des articles pour le “N.-Y. Herald”

      Ils se donnent rendez-vous pour le soir, dans un café des Boulevards où elle sera.

      On reste avec Lucien qui retourne à l’Agence de voyages. Dans la petite rue devant le Biarritz, il assiste à un accident mortel un scootériste est renversé par une auto. Le visage en sang du scootériste fait que Lucien se souvient du motard. Il achète “France-Soir” où, en deuxième page, il trouve la relation de son meurtre. Le motard est à l’hôpital, entre la vie et la mort. La police a de nombreux indices, dit l’article, des empreintes, le veston bien que l’on n’y ait trouvé que plusieurs billets de dix mille francs.

      Lucien entre, le journal sous le bras, à l’agence de voyages de tout à l’heure. Michel, l’homme qu’il connaît, est arrivé. Il remet une enveloppe à Lucien. Tout à l’air d’être convenu. Mais Lucien râle. Il s’attendait à de l’argent liquide et il lui donne un chèque, qui plus est, un chèque barré. Michel dit qu’il n’est pas au courant, il ne fait que transmettre. Il dit à Lucien de s’adresser à Berruti, un de leurs amis, qui doit être à Paris un ce moment car il l’a vu avant-hier. Berruti lui escomptera sûrement son chèque et peut-être même sans commission car, il y a quelques années, Lucien lui a sauvé la vie.

      Lucien est ennuyé mais il lui faut passer par là. Il n’ose pas, en effet, présenter son chèque à la Banque à la suite de l’accident du motard. Il se sert du téléphone de Michel pour appeler Berruti qui n’est pas là. Il est à Paris, mais la femme de ménage ne sait pas où.

      Lucien quitte l’Agence. En sortant, il croise deux hommes. On reste sur eux. Ils vont demander aux guichets s’ils n’ont pas vu un nommé Lucien Poiccard qui se fait adresser son courrier là ayant autrefois travaillé dans cette Agence. Michel est forcé de leur dire que Lucien est venu il y a cinq minutes. Les policiers ressortent et regardent autour d’eux. Pas de Lucien.

      ça ne fait rien, dit l’un, on va avoir sa photo et ses empreintes cet après-midi par l’lnterpol. L’autre dit que Lucien est peut-être dans le métro pour avoir disparu si brusquement.

      Ils s’engouffrent dans le métro George-V On les suit. L’un va sur le quai “Vincennes”, l’autre “Neuilly”. On les quitte pour cadrer Lucien qui ressort sur les Champs-Elysées par la sortie de métro devant le “Normandy”, Il entre dans le cinéma d’à côté qui affiche un film d’Humphrey Bogart. Lucien s’attarde devant une photo de Bogart.

      MERCREDI SOIR. La lumière arrive de biais sur les Boulevards. Lucien a rejoint Patricia dans un milk-bar. Ils vont manger dans un snack. Comme on tarde à les servir, ils vont ailleurs. Lucien voudrait rester toute la nuit avec Patricia. Elle est d’accord. Tout à coup, elle se rappelle qu’elle à un coup de fil à passer.

      Elle en revient. Elle embrasse longuement Lucien, très gentiment. ” Alors, on va se coucher”, dit Lucien. Mais Patricia répond que c’est impossible. Elle ne peut pas rester avec lui ce soir. Il faut absolument qu’elle voit un rédacteur du “N..Y Herald” qui lui a promis de lui faire passer des articles. Demain il y a un romancier célèbre à interviewer et comme la femme qui fait d’habitude ces interviews n’est pas là, Patricia la remplacera peut-être. Pour Patricia, c’est très important et il faut absolument qu’elle voit ce rédacteur.

      l.ucien lui demande si elle couche avec lui Patricia dit que ça ne le regarde pas. Elle demande à Lucien de la conduire au rendez-vous qu’elle vient de prendre par téléphone. Si Lucien ne veut pas, elle ira en taxi. Mais Lucien dit qu’il l’accompagnera.

      Ils montent dans une 403. Patricia demande à Lucien s’il a vendu sa grosse Ford. Lucien dit qu’elle est au garage. Le garage lui a prêté la 403 en attendant que la sienne soit prête.

      Lucien dépose Patricia devant la Pergola, en haut des Champs-Elysées. On reste sur Patricia qui rejoint le journaliste au premier étage. Ils discutent, elle en mangeant un dessert, lui, en prenant un café. On comprend que Patricia veut bien coucher avec lui, un peu par amitié, mais surtout par intérêt. Elle espère arriver à écrire des articles dans la rubrique Spectacles dont il est le chef de page. Il lui dit qu’il y a demain matin un romancier célèbre à interviewer. Il donne une conférence de presse à son hôtel. Est-ce que Patricia a envie d’y aller à la place de Clara, une fille du journal ? Patricia dit que oui. Le journaliste lui demande si elle reste avec lui ce soir. Patricia dit oui aussi.

      Ils descendent sur les Champs-Elysées où la voiture du journaliste est garée. La nuit est tombée complètement. Patricia s’aperçoit que Lucien les a espionnés depuis le bar où il prenait un verre. Il les suit à distance

      On reste sur Lucien qui achète la dernière édition de “France-Soir” tout en regardant Patricia et le journaliste monter dans une voiture anglaise. L’article de “France-Soir” dit que la Police a retrouvé la trace de Lucien, mais qu’elle ne sait pas sous quel nom il vit actuellement car il a plusieurs passeports. Il n’est pas fiché an France, mais il a eu des histoires à New-York et en Italie.

      Tout en lisant, Lucien a regagné sa 403 et il suit la voiture anglaise.

      Il arrive à leur hauteur à un feu rouge. Echange de regards avec Patricia grâce auxquels on repasse sur elle. Elle a l’air triste. Puis elle fait un petit peste d’indifférence.

      JEUDI MATIN. On suit Patricia traversant le Pont du Louvre en revenant à pied chez elle. Sa clé n’est pas au tableau. Elle monte à sa chambre. La clé est sur la porte. Patricia entre et découvre Lucien an train d’écouter la radio, étendu dans son lit, il explique que tous les hôtels étalent complets à cause des touristes.

      Elle se couche à côté de lui. Ils établissent le programme de la journée. Il l’accompagnera à sa conférence de presse puis viendra la reprendre. Entre-temps, il voguera à ses propres affaires qui, on le sait, consistent à suivre les progrès de l’enquête et à mettre le plus tôt possible la main sur Berruti pour qu’il endosse son chèque. Comme elle ne sait rien de son identité, Lucien vis-à-vis de Patricia, joue toujours le rôle du type qui a de l’argent et une belle voiture.

      Ils vont prendre leur petit déjeuner dehors. Pendant qu’elle déjeune, il dit qu’il va chercher sa voiture au garage et revient dans cinq minutes. Il lui faut donc trouver une auto à voler dans les cinq minutes. Il en repère une, une Thunderbird blanche décapotable. Le conducteur en sort et entre dans un immeuble. Lucien le suit monte en ascenseur avec lui, sans dire un mot. Il le voit entrer dans un bureau.

      Aussitôt, Lucien redescend en trombe, débranche les fils, met le contact et démarre pour aller prendre Patricia à la terrasse du café.

      PENDANT QUE PATRICIA assiste à la conférence de presse, Lucien va vendre la Thunderbird en banlieue. Il ne s’entend pas avec le revendeur. Celui-ci montre dans “France-Soir” que Lucien a oublié d’acheter, sa photo avec, en légende : “Le meurtrier du motard court toujours”. Le revendeur veut bien acheter la voiture mais rie donnera l’argent que dans quelques jours.

      Lucien essaie de voler de l’argent dans un tiroir. Bagarre entre lui et le revendeur. Lucien a nettement le dessus.

      Quand il est parti, le revendeur téléphone à la police et leur dit qu’il vient d’entendre Lucien demander si une demoiselle Patricia était là, au “N.-Y. Herald”

      Ceci explique que les policiers, vus à l’Agence de voyages, attendent Patricia qui amène son article à la salle de rédaction.

      Ils lui montrent la photo de Lucien. Patricia dit qu’effectivement, elle est sortie avec lui deux ou trois fois, mais qu’elle ne sait pas où il est.

      Les policiers lui donnent leur numéro de téléphone. Si elle le revoit, qu’elle les prévienne. D’accord, dit Patricia.

      Elle sort. Elle s’aperçoit qu’un des policiers la suit. Elle entre dans un cinéma après avoir vu Lucien qui la suit, elle et le flic. Elle ressort par la porte de sortie, puis entre avec Lucien dans un cinéma sur l’autre trottoir des Champs-Elysées, alors que le flic ressort, ahuri, de l’autre cinéma.

      JEUDI SOIR. En sortant du cinéma où ils ont vu un western, Patricia et Lucien cherchent un hôtel où passer la nuit car celui de Patricia semble surveillé. Mais tous tes hôtels sont complets, toujours à cause des touristes.

      Lucien cherche plus que jamais à joindre Berruti pour escompter son chèque. Il voit des personnages divers dans divers quartiers (fille à Strasbourg-St-Denis – Patron de bar à l’Opéra et St-Germain).

      Ils roulent dans une voiture évidemment volée. Lucien dit à Patricia que, maintenant qu’il n’a plus rien à perdre, et quitte à avoir des ennuis, autant les avoir en se déplaçant en auto plutôt qu’à pied.

      Pour éviter quand même des risques, il lui montre le “coup” du garage, c’est-à-dire qu’il conduit sa voiture dans un garage surveillé par un seul vieux veilleur. Il la pose au troisième étage, en prend une autre et la fait conduire par Patricia à qui il avait dit de se cacher en entrant. Le veilleur voyant une jolie femme conduire une belle auto ne dit rien.

      Finalement, Lucien met la main sur Berruti qui traînait à Montparnasse. Berruti promet de l’aider, peut-être que demain, déjà, il pourra lui donner l’argent du chèque.

      En attendant, Lucien lui ayant expliqué ses ennuis, il lui donne l’adresse d’un mannequin qui n’est jamais chez elle et où Patricia et Lucien peuvent passer la nuit.

      LE LENDEMAIN MATIN, alors que Lucien se prépare à plier bagages avec l’argent que Berruti lui apporte, Patricia lui annonce qu’elle a changé d’avis. Elle vient de le dénoncer à la police qui sera là dans dix minutes.

      Lucien est furieux. Mais il est obligé de s’enfuir. Il démarre dans la voiture dans laquelle Berruti est venu le chercher. De la portière, il lance des injures à Patricia.

      Le dernier plan montre Patricia regardant partir Lucien et ne comprenant pas, car son français est encore imparfait.

      FIN

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