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#Retour –” Retour de la Fontenelle dans son lit d’origine à Saint-Wandrille-Rançon “–…

3 May

Retour de la Fontenelle dans son lit d’origine à Saint-Wandrille-Rançon

Page mise à jour le 19/02/2018
Créée le 22/03/2013

L’opération

Catégories Restauration et réhabilitation
Type d’opération Retour du cours d’eau dans le talweg d’origine
Type de milieux concerné Cours d’eau de zone intermédiaire
Enjeux (eau, biodiversité, climat) Bon état des habitats
Continuité écologique
Début des travaux
Fin des travaux
juillet 2010
mai 2011
Linéaire concerné par les travaux 1 200 m

Cours d’eau dans la partie restaurée

Nom La Fontenelle
Distance à la source 1.30 km
Largeur moyenne à pleins bords avant travaux
2.00 m
Largeur moyenne à pleins bords après travaux Non renseigné
Pente moyenne 3.00 ‰
Débit moyen 0.24 m3/s
Contexte réglementaire Non concerné
Autres Non concerné
Loi Non concerné

Références au titre des directives européennes

Référence de la Masse d’eau FRHR264A 
H5111500
Référence du site Natura 2000
FR2300123
Code ROE Non renseigné

Localisation

Pays France
Bassins Seine-Normandie
Région(s) HAUTE-NORMANDIE
Département(s) SEINE-MARITIME (76)
Communes(s) SAINT-WANDRILLE-RANCON (76659)
Région NORMANDIE
Titre et Droits de diffusion

Carte de localisation

Les objectifs du maître d’ouvrage

Gestion des inondations

Restaurer la dynamique fluviale naturelle du cours d’eau

Valoriser le site d’un point de vue paysager

Le milieu et les pressions

Affluent de la Rançon en rive gauche et sous-affluent de la Seine, la Fontenelle est un petit cours d’eau long de trois km. Son bassin versant mesure 30 km². Majoritairement couvert par des surfaces agricoles à l’amont – prairies et cultures céréalières – et une zone urbaine en aval, ce bassin versant connaît des problèmes de ruissellement importants dus à la constitution des sols (sols argilo-limoneux). Ainsi, après de violentes précipitations, celles-ci atteignent rapidement les fonds de vallées accompagnées de rejets divers (urbains, agricoles), pouvant provoquer des inondations conséquentes susceptibles d’altérer la qualité physico-chimique de l’eau.

La Fontenelle a été déplacée en 1792 pour être transformée en bief et ainsi permettre l’utilisation de la force hydraulique dans le moulin attenant. Le cours d’eau est ainsi perché sur la moitié de son linéaire. La Fontenelle compte deux ouvrages répartis le long de son cours. Un de ces ouvrages, haut de 1,3 m, est situé sur le bief en aval d’une abbaye et permettait jadis de rehausser la ligne d’eau pour le moulin. Au fil du temps, les activités économiques liées aux moulins ont stoppé et ces derniers ont alors perdu leur usage initial.

Malgré l’envasement important du bief, la Fontenelle présente des habitats intéressants sur certaines parties de son cours et abrite notamment des populations d’anguilles et de truites fario. Quelques marais sont par ailleurs présents sur la partie aval du bassin versant du cours d’eau, au niveau de la commune de Saint-Wandrille-Rançon.

Un Site Natura 2000, «Boucles de la Seine aval», est présent à proximité de la Fontenelle, au niveau de la Rançon et borde maintenant le nouveau tracé de la Fontenelle. Ce site est pris en compte dans le document d’évaluation d’incidences Natura 2000 qui a montré la compatibilité du projet de restauration avec les objectifs de conservation du site Natura 2000.

Titre et Droits de diffusion

Carte locale

Les opportunités d’intervention

Deux crues centennales successives (1999 et 2000) ont atteint rapidement des débits importants – débit moyen interannuel passant de 0,240 m3/s à 12 m3/s. Elles ont provoqué des dégâts matériels au niveau de l’abbaye et des fermes voisines et fait s’effondrer les berges du bief par endroits. Le syndicat mixte des bassins versants Caux-Seine (SMBVCS) a été créé suite à ces évènements par ordre du préfet, dans le but de planifier la gestion des inondations à l’échelle du bassin versant.

En 2003, le SMBVCS a instauré un programme pluriannuel d’entretien. Dans ce cadre, une étude hydraulique complémentaire, portée par le Parc naturel régional (PNR) des Boucles de la Seine Normande (structure ayant la compétence de gestion du marais de
Saint-Wandrille) a été lancée en 2004, en partenariat avec le SMBVCS. Cette étude avait pour but d’émettre des propositions de solutions pour la gestion des inondations. Les résultats de l’étude sont parus en 2007. À la base, la solution souhaitée par la commune consistait à réaliser des aménagements hydrauliques. Il a été demandé au bureau d’étude en charge du projet, après consultation avec les services de l’état, de rendre une dimension plus «écologique» et « hydromorphologique » au projet. Outre la solution initiale de remise en état du bief avec notamment des travaux de confortement de berges, la remise en fond de vallée a également été proposée, le lit d’origine de la Fontenelle étant encore identifiable. Il s’est avéré, à la fin de l’étude et des différents scenarii prospectés et après consultation auprès de la commune et des riverains, que la remise en fond de vallée de la Fontenelle était la solution la moins onéreuse, la plus intéressante sur le plan hydraulique (le débordement de la rivière en cas de crue s’étend au niveau des zones herbagères et des marais annexes), ainsi que la plus bénéfique sur le plan hydrobiologique et hydromorphologique.

Les travaux et aménagements

Le cours d’eau a été remis dans son lit naturel sur 1 200 m et les berges ont été retalutées en pente douce. L’ouvrage présent sur le bief a été supprimé.

La remise en eau du lit a eu lieu en septembre 2010. Au printemps 2011, des plantations – hélophytes, arbustes et arbres – ainsi que des clôtures et abreuvoirs ont été mis en place le long du site renaturé pour protéger du piétinement des bovins. Des passerelles ont également été installées. Un fossé enherbé remplace aujourd’hui le bief perché, dans le but de récupérer les eaux pluviales. Les engins mécaniques utilisés sur le chantier fonctionnaient tous avec des huiles hydrauliques biodégradables permettant en cas d’incident, d’éviter de contaminer le milieu aquatique.

Une pêche de sauvetage a été effectuée dans le bief avant les travaux de déplacement du lit.

La démarche réglementaire

Déclaration d’Intérêt Général
Déclaration d’Utilité Publique

Nomenclatures s’appliquant sur le site :

1.2.1.0 (A) Prélèvements eaux superficielles
2.2.1.0 (A) Rejet (quantitatif) dans les eaux douces superficielles
3.1.2.0 (A) Modification du profil en long ou le profil en travers du lit mineur d’un cours d’eau ou dérivation d’un cours d’eau

La gestion

Le Syndicat mixte des bassins versants Caux-Seine procède à l’entretien de la végétation sur le site restauré.

Le suivi

Des relevés biologiques ont été effectués avant travaux via un inventaire piscicole et des mesures IBGN réalisées à l’aval et à l’amont de la zone actuellement restaurée. Des mesures de suivi après travaux ont été mises en place. Elles ont été effectuées en 2011 et en 2012 et portent sur le compartiment physique – faciès d’écoulements, granulométrie…– sur la végétation rivulaire, ainsi que sur le compartiment biologique – macro-faune benthique, peuplement piscicole, entomofaune, amphibiens, faune avicole et mammifères. Tous ces relevés sont destinés à être compilés et insérés dans une base de données cartographique (SIG). Les suivis seront réalisés chaque année
sur une durée de 5 ans (jusqu’en 2016).

En savoir plus sur le suivi

Le bilan et les perspectives

Cette opération permet de décloisonner la Fontenelle sur 1,2 km et de rouvrir l’accès à la Rançon et à la Seine pour les communautés biologiques entre la confluence et le prochain ouvrage amont situé sur la Fontenelle.

Les analyses des pêches électriques de 2011 montrent une recolonisation du secteur par la truite fario. Des frayères fonctionnelles ont d’ailleurs pu être observées sur le site renaturé (observation de reproduction de truites fario en 2012). La suppression de l’ouvrage a permis la recolonisation de l’anguille sur l’ensemble du linéaire restauré. En amont du site, on passe d’une densité d’anguilles de 10,25 individus / 100 m² en 2005 à 127 individus / 100 m² en 2011.

Trois mois après les travaux, une végétation aquatique spontanée apparaît ; des plants de callitriche, faux cresson et phragmites sont ainsi observés.

La faune d’invertébrés benthiques a rapidement recolonisé le site. On observe, surtout à l’aval, des groupes caractéristiques de la présence de matière organique – dominance des Gammaridae, diptères Chironomidae et Ephéméroptères – liée en partie au développement important et rapide de la strate herbacée. Les analyses de 2011 montrent la présence de trichoptères Glossosomatidae – groupe assez polluo-sensible – à l’amont du site renaturé.

Visuellement, la reprise de la dynamique fluviale avec l’apparition de zones préférentielles de dépôts et d’érosion est constatée dans le nouveau lit. Par rapport à la situation initiale, les écoulements et les faciès se retrouvent plus diversifiés, particulièrement sur la partie amont du secteur. Le secteur aval se distingue quant à lui par une répartition des écoulements plutôt lentique, du fait de sa pente, dix fois moins importante qu’en amont.

Le risque d’inondation est réduit grâce à la présence de champs d’expansion de crue de plusieurs hectares le long du nouveau tracé de la Fontenelle. La crue décennale du 16 décembre 2011 a permis de le constater.

On constate d’ores et déjà, deux ans après les travaux, une amélioration notable du milieu au niveau biologique et morphologique, avec la reconquête rapide des espèces et la remobilisation des sédiments. Le recul par rapport à l’opération reste toutefois encore faible. Les prochains suivis post-restauration permettront de confirmer ou d’infirmer cette tendance.

La réussite de ce projet repose en partie sur l’animation importante réalisée par le SMBVCS. Les riverains ont été impliqués très en amont du projet. La déclaration d’utilité publique prise initialement n’a pas été utilisée, tous les riverains ayant donné leur accord.

Grâce à cette remise en fond de talweg, la moitié du lit de la Fontenelle a retrouvé son ancien lit. Sur la totalité du linéaire, le cours d’eau reste perché sur 400 m de long. Pour autant, la remise de l’intégralité du linéaire dans le fond de talweg ne semble pas intéressante au regard du rapport coût-bénéfice réalisé. Les travaux ne concerneraient qu’une surface de frayères potentielles limitée et impliqueraient de faire cesser l’activité de pisciculture présente sur ce site alors qu’elle représente un intérêt économique local.

Suite à cette action, le syndicat a réalisé d’autres opérations en faveur des milieux aquatiques. Dans le cadre de la réfection des quais de Seine par la Mairie de Caudebec-en-Caux, le syndicat a saisi l’opportunité de réouverture du cours d’eau de la Sainte-Gertrude sur une trentaine de mètres et de l’installation d’un dispositif de franchissement sur l’ouvrage hydraulique présent sur le secteur. Le syndicat prévoit le même type d’action sur le deuxième cours d’eau traversant la ville de Caudebec-en-Caux.

Le SMBVCS prévoit également la réalisation future d’un bras de contournement au niveau du Moulin d’Ansgoth sur la Sainte-Gertrude.

La valorisation de l’opération

La renaturation de la Fontenelle a été très valorisée. Des réunions publiques de terrain ont été organisées à la mise en eau du nouveau chantier en novembre 2010 et lors de l’inauguration des travaux en juin 2011. Le projet a été largement médiatisé (parutions
d’articles dans la presse locale, émissions de radios locales et nationales, reportages télévisuels…). Le syndicat a également réalisé un DVD retraçant la réalisation du projet de renaturation du cours d’eau, en partenariat avec l’agence de l’eau Seine-Normandie.

Enfin, des visites sur le terrain sont organisées régulièrement avec des scolaires, des élus et des techniciens rivières des syndicats de bassins environnants.

La Mairie de Saint-Wandrille-Rançon réalise actuellement la création d’un chemin de randonnée le long de la Fontenelle renaturée dont le parcours aboutirait à l’abbaye de Saint-Wandrille.

MédiasMédias
Sentiers pédagogiquesSentiers pédagogiques
Documents de communicationDocument de communications
Prix ou récompensePrix ou récompense

Coûts

Coût des études préalables 90 000 € HT
Coût des acquisitions 0 € HT
Coût des travaux et aménagement 210 000 € HT
soit, au mètre linéaire : 175
Coût de la valorisation 5 000 € HT
Coût du suivi Non renseigné
Coût total de l’opération 305 000 € HT

Témoignage

Existence d’un témoignage
Témoignage Non renseigné

Partenaires et maître d’ouvrage

Partenaires financiers et financements – Agence de l’eau Seine-Normandie (50 %) – Fonds Européens de développement régional (40 %) – Conseil général de Seine-Maritime (10 %)
Partenaires techniques du projet – Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) – Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de Haute-Normandie – Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique de Seine-Maritime (FDPPMA 76) – Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
Maître d’ouvrage Syndicat mixte des bassins versants Caux-Seine (SMBVCS)

Contacts Arnaud ROSAN – Syndicat mixte des bassins versants Caux-Seine
Autre contact : Sylvain LINOT – Agence de l’eau Seine-Normandie – linot.sylvain@aesn.fr
arosan@sbvcauxseine.fr
Maître d’ouvrage
Contacts

Référence(s) bibliographique(s)

Non renseigné
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Quote of the Year: ” Thus the spirit of philosophy first begins to stir in masses entirely separate from each other. In the second … To philosophize is to dephlegm, to vivify…” says —

31 Oct

Quote of the Year: ” Thus the spirit of philosophy first begins to stir in masses entirely separate from each other. In the second … To philosophize is to dephlegm, to vivify…” says —

 

Novalis

Fragments logologiques (1798) > 15.

15.

Thus the spirit of philosophy first begins to stir in masses entirely separate from each other. In the second  To philosophize is to dephlegm, to vivify. Hitherto, in 

Le service que la philosophie, que la culture spéculative doivent rendre à l’esprit humain, … c’est de l’éveiller et de l’ inciter à une réflexion curieuse et aigue “

Philosopher est déphlégmatiser — vivifier. Dans la recherche sur la philosophie, on a jusqu’à présent commencé par tuer la philosophie, puis on l’a disséquée et décomposée. On croyait que les composantes du Caput mortuum [v] étaient celles de la philosophie. Mais chaque tentative de réduction échouait, ou alors la recomposition ratait. Ce n’est que dans les premiers temps qu’on a commencé à observer la philosophie de façon vivante, et il se pourrait bien que l’art de faire des philosophies vienne de là.

#Shame –” Migration: MEPs assess refugee camps in Calais ” -A’Chouma

16 Jul

http://www.europarl.europa.eu/news/en/top-stories/20150831TST91035/Migration-a-common-challenge

Migration: MEPs assess refugee camps in Calais

Others Article – Immigration14-07-2016 – 16:33 

European Parliament LIBE committee delegation to Calais  A delegation from the civil liberties committee visited camps for migrants near Calais

A delegation from the civil liberties committee went to Calais in northern France yesterday to assess the situation of people gathering there with the aim of crossing the Channel. The delegation, led by Portuguese S&D member Ana Gomes, visited facilities for migrants and refugees and met with representatives from local authorities, non-governmental organisations as well as French-British border authorities.
For years, the city of Calais and its surroundings have been a gathering spot for refugees and migrants, many trying to cross the Channel in order to join the United Kingdom. The “jungle” of Calais, a camp where thousands are still living, has become the highly-mediatised symbol of this situation.
On Wednesday 13 July, eight MEPs went to Calais and its environs to meet with local authorities, including the mayor of Calais and the prefect of Pas-de-Calais, members of civil society as well as refugees and migrants.
Ana Gomes, head of the delegation, said: “We came to Calais to find out directly what is happening, what the measures are that are taken by the authorities at the different levels to deal in a human way with the phenomenon of migration.”
MEPs visited among others the Linière camp located in Grande-Synthe, where 800 people are living, and the Jules Ferry day centre in Calais, which looks after 600 unaccompanied minors. They also went to the “jungle” itself.
“The only way to significantly reduce the influx of migrants and refugees is to open safe and legal [means]” in their own countries for them to access the EU,”  said Ana Gomes.
The delegation’s conclusions are now going to feed into Parliament’s legislative work.
MEPs are currently working on several proposals to better manage the migration crisis, such as a reform of the rules determining which country is responsible for an asylum application including a system to relocate refugees among member states, a safe list of countries of origin. They have also started to work on a legal proposal to reform rules on highly-skilled migrants coming to the EU to work.
In April MEPs adopted a report highlighting proposals to address migration challenges. Italian S&D member Cécile Kashetu Kyenge, co-author of the text and part of the delegation to Calais, stressed: “We are not lacking proposals, we are lacking a common vision in Europe.”
Read our top story to find out more about how Parliament is addressing the migration crisis.

REF. : 20160712STO36951

#FT –” The Calais migrants are Europe’s shame “, Philip Stephens

16 Jul

http://www.ft.com/cms/s/0/5ebf2d16-360e-11e5-b05b-b01debd57852.html#ixzz4EZ4JhBNr

July 30, 2015 5:59 pm

The Calais migrants are Europe’s shame

Asylum seekers must be offered legitimate routes to settlement if they are not to cross the Channel
Ingram Pinn illustration

T

he migrant crisis at Calais is a story of human misery, war-torn and broken states and European denial. It speaks to a world in which advanced nations have lost the will, and some of the capacity, to prevent and resolve conflicts. Their politicians will not find an answer by drafting in more police or building higher fences.

An estimated 5,000 people are camped, in dreadful conditions, around the French ferry port and its entrance to the cross-Channel tunnel. The numbers have been rising through the year. So has the desperation of the migrants to make it across the 21-mile sliver of sea that separates France from Britain.

The governments of the two counties have spent tens of millions of euros on security measures to prevent the migrants from clambering on to trucks and trains. The effort, predictably, has been futile. This is what happens when policymakers opt to treat symptoms rather than causes.

Calais is the end of a funnel that has seen tens of thousands of migrants fleeing war and destitution in the Maghreb and beyond. Some are what politicians disdainfully call “economic migrants” — as if it is somehow reprehensible to seek an escape route from poverty and worse — but the largest portion are the victims of war. Syrians head the list, followed by Eritreans, Somalis, Iraqis and Afghans. What unites them is a belief that any risk — trekking thousands of miles across Turkey and the Balkans, drowning in the Mediterranean, falling under a truck or a train at Calais — is small measured against the dangers at home.

There is nothing new about large movements of displaced people. In recent memory, Europe has managed the influx of refugees from the former Yugoslavia as well as those from seemingly never-ending conflicts in Somalia and Afghanistan. What has changed — and this was a point eloquently made by António Guterres, the UN High Commissioner for Refugees, when he gave the Ditchley Foundation annual lecture this month — is the spread and persistence of conflicts in failed and failing states. The pendulum in advanced nations has swung from liberal interventionism to furtive inaction.

Mr Guterres observed that five years ago an estimated 11,000 people were fleeing war every day. By last year the figure had quadrupled to more than 42,000. Of these roughly two-thirds were internally displaced, but the remainder were forced to seek refuge abroad. The contrast he drew was with the 1990s. Then, albeit sometimes after much hesitation, rich nations acted — in Bosnia and Kosovo, Sierra Leone and East Timor. Now, whether it is South Sudan, the Central African Republic or Syria, the chosen posture is quiescence. Ten years ago the UNHCR helped a million people a year return to former conflict zones restored to stability. By 2014 the number had fallen to 126,000.

For all the panic generated by the 5,000 camped in the so-called “jungle” at Calais, Europe has been only slightly touched. Running scared of the populist right, politicians have lost a sense of proportion. An estimated 150,000 people have crossed the Mediterranean and Aegean in the first half of this year. That is much more than in 2014, but it is to be measured against a population for the 28-nation EU of about 500m; and it remains a small fraction of the 4m who have fled the civil war in Syria. Up to 2m Syrians have fled to Turkey and, as Mr Guterres noted, fully one-third of the population of Lebanon now comprises Syrian or Palestinian refugees.

In depth

Europe’s migration crisis

Europe's migration crisis

The EU is struggling to respond to a growing refugee crisis that has resulted in an estimated 1,600 deaths in the Mediterranean since the beginning of the year

Further reading

European governments argue about how to share out the “burden” of 40,000 asylum seekers — most of them young men, many highly skilled and all eager for work as well as sanctuary. Germany and Sweden, two nations more open than most to the migrants, will profit from their generosity.

It should be obvious that individual states cannot go it alone. Barriers are being thrown up by nations across the continent. At very best they simply divert the problem. There are some in Britain who blame Europe for the crisis. These eurosceptics claim that by leaving the EU, Britain could reclaim control of its borders. The Calais crisis points precisely in the opposite direction. Without French co-operation David Cameron’s government would be powerless. Europe’s problem is Britain’s problem, and vice versa.

The pretence that fences are an answer pours fuel on to the fires of anti-immigrant populism. Voters are less worried by numbers than by the sense that governments have lost control. One answer is to replace the Calais jungle with Europe-wide centres to document the refugees and, if necessary, return illegal migrants to their home nations.

If genuine asylum seekers are to be persuaded not to risk life and limb crossing the Mediterranean or the Channel, EU governments must also offer legitimate routes to settlement. As for domestic public opinion, the politicians should have learnt by now that chaos fuels fear; fair, effective management provides reassurance.

The world has changed. The relative power of Europe has slipped still faster than that of the US, and with it the capacity to fix problems in its neighbourhood. That is not to say it can abdicate responsibility. The EU still has the tools — economic, political and military — to promote order beyond its borders, sometimes on its own, more often as a convening power. The Calais crisis is just one more a lesson in the costs of hiding under the bedcovers.

philip.stephens@ft.com

#Bidonville –” La zone nord de la “jungle” de Calais bientôt évacuée ” …

14 Jul

La zone nord de la “jungle” de Calais bientôt évacuée

La zone nord de la "jungle" de Calais bientôt évacuée
Le démantèlement de la zone nord de la “jungle” de Calais, un bidonville insalubre où se sont rassemblés des milliers de migrants espérant rejoindre le Royaume-Uni, devrait être annoncé “prochainement”, selon la maire LR de Calais Natacha Bouchart. /Photo prise le 24 juin 2016/REUTERS/Pascal Rossignol ((c) Reuters)

LILLE (Reuters) – Le démantèlement de la zone nord de la “jungle” de Calais, un bidonville insalubre où se sont rassemblés des milliers de migrants espérant rejoindre le Royaume-Uni, devrait être annoncé “prochainement”, selon la maire LR de Calais Natacha Bouchart.

Jointe par Reuters, la préfecture du Pas-de-Calais a indiqué qu’elle ne ferait aucun commentaire dans l’immédiat.

“D’après (les) derniers échanges avec l’environnement très proche de Bernard Cazeneuve (le ministre de l’Intérieur, NDLR), (le) démantèlement (de la) zone nord de la lande serait annoncé prochainement”, écrit Natacha Bouchart lundi sur son compte Twitter.

“Pour notre territoire, sa population et ses acteurs économiques, l’urgence est bel et bien là”, ajoute-t-elle.

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L’évacuation de la partie sud de la “jungle” de Calais, située à la sortie de la ville, s’est déroulée entre février et mars dernier. Elle abritait alors environ 3.000 migrants.

La zone nord, pour laquelle il n’était pas question d’une évacuation jusque-là, abritait en juin entre 5.500 et 6.000 personnes selon les associations, autour de 4.500 selon la préfecture.

Les autorités entendent à terme réduire à Calais le nombre de migrants à environ 2.000, 1.500 dans un camp aux normes humanitaires et 400 dans le centre Jules Ferry d’accueil de nuit pour les femmes et les enfants.

(Pierre Savary à Lille et Chine Labbé à Paris, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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#Timberland –” Timberland « winter wool »”

17 Dec

Timberland « winter wool »

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Avec cette nouvelle campagne, la marque s’inscrit dans un nouvel univers, urbain et actif, où l’exploration n’est autre que celle de l’asphalte rythmée par l’agitation de la ville. Ainsi après BLACK FOREST, Timberland met en avant une nouvelle gamme, WINTER WOOL.
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#NPA– “Attentats : pourquoi il faut agir et discuter politique “

17 Nov

Attentats : pourquoi il faut agir et discuter politique

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International
idées

L’horreur des attaques terroristes qui ont eu lieu vendredi soir est indiscutable. 130 morts, auxquels s’ajoutent une centaine de blessés en danger de mort, cela fait de cet attentat le plus meurtrier sur le territoire. Loin devant l’attentat de janvier contre Charlie Hebdo et les attentats du GIA pendant la guerre civile algérienne dans les années 1990. L’existence de militants se réclamant de Daech, prêts à mourir pour assassiner autant de civils que possible, provoque notre indignation. Il y a trois réactions à cet événement, qui toutes sont politiques.

La réaction du gouvernement et d’une grande partie du personnel politique, voire syndical, est d’en appeler à l’Union nationale, de convaincre chacun•e de rester chez soi, d’exprimer sa compassion et sa solidarité avec les victimes par des actions individuelles, bougies aux fenêtres ou messages sur Facebook. Pour les laisser mener leur politique guerrière, il faudrait ne pas « faire de politique », refuser toute discussion ou action politique. Certains recommandent même d’exprimer une solidarité « française », faisant mine d’oublier que le même type d’attaques terroristes a endeuillé le Liban il y a seulement quelques jours et la communauté kurde de Turquie quelques semaines auparavant. Le gouvernement y ajoute l’état d’urgence, à savoir la restriction des libertés fondamentales (liberté de la presse, de manifester et de se rassembler, etc.) et la fermeture des frontières. Des mesures prises uniquement pendant la guerre d’Algérie mais aussi durant les révoltes des quartiers populaires en novembre 2005.

Ces mesures, que nous ne partageons pas, semblent cependant légitimes à la plus grande partie de la population, le gouvernement jouant sur la sidération pour en imposer l’évidence. Mais d’autres travaillent, à droite et à l’extrême droite. Des groupes néo-nazis (appartenant à la mouvance dite « identitaire ») appellent à expulser les « islamistes » tout en vociférant « Islam hors d’Europe », surfant ainsi sur l’ambiguïté d’un terme qui encourage l’amalgame entre « musulman » et « intégriste ». Ils appellent aussi à expulser tous les réfugiés, ceux et celles-là mêmes qui fuirent l’horreur répandue par Daesh. Certains, comme Philippe de Villiers – n’hésitent pas à pointer du doigt une « mosquéïsation de la France » ou, comme Laurent Wauquiez, à réclamer l’enfermement préventif de milliers de personnes dans des « centres d’internement »1. D’autres appellent à renforcer les interventions militaires en Syrie, en Irak, etc., ou, comme le directeur des rédactions du Figaro2, à engager une militarisation de la société française3.

C’est donc un discours politique – raciste, en particulier islamophobe, et va-t-en-guerre – qui est mis en circulation par la droite et l’extrême droite, non simplement à des fins électoralistes (même s’il s’agit pour certains de s’attirer les faveurs de l’électorat du FN) mais parce que la logique raciste et impérialiste est un fonds idéologique commun pour ces courants. Il a pour visée de radicaliser la population française contre un « ennemi intérieur » – dans une logique mortifère de « clash des civilisations » – et autour de mesures d’exception.

Le gouvernement, lui, efface ses responsabilités dans la situation de pourrissement du monde actuel, et de la société française en particulier. C’est bien ce pourrissement qui favorise l’intégrisme et le racisme. Pourtant, même si la majorité de la population préfère souvent fermer les yeux et faire mine de n’être pas au courant, la France est déjà en guerre, depuis de longues années. En Syrie, dans plusieurs pays d’Afrique, en Afghanistan, en Irak. Comment peut-on croire que des actes de guerres commis dans ces pays pourraient rester sans réponse ? Nous ne sommes pas indifférents à la situation de ceux qui, au Kurdistan, en Syrie de manière plus générale, en Iran ou ailleurs combattent les courants intégristes. Bien au contraire, nous sommes convaincus que la seule façon de les combattre réellement, sur un plan militaire et politique, est que la population de ces pays parvienne à construire des mobilisations de masse contre les gouvernements, à s’organiser pour son émancipation, dans l’indépendance vis-à-vis des grandes puissances et des classes dirigeantes. L’ingérence des puissances impérialistes ne peut que renforcer les groupes réactionnaires, en solidarisant une partie des populations avec ces groupes.

La politique de l’Etat français – non pas seulement de Hollande, mais aussi de Sarkozy et de leurs prédécesseurs – ne peut donc qu’accentuer les problèmes qu’elle prétend résoudre. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, davantage de guerres et de morts ne produiront que davantage de désespoir et d’intégrisme. Si nous voulons vraiment empêcher de futures attaques terroristes, la seule voie qui s’offre à nous est d’obtenir le retrait des troupes françaises d’Afrique et du Moyen-Orient. Aucune politique répressive, aucune mesure d’exception, aucune intervention militaire, ne pourra empêcher des attentats. L’autoritarisme et la guerre composent une impasse mortelle pour les peuples.

Prévues cette semaine, des grèves à Air France, aux impôts et dans l’Education nationale ont d’ores et déjà été annulées. Empêcher la contestation de s’exprimer, ou la reporter à plus tard, c’est participer d’une forme d’union nationale. Or nous sommes convaincus justement que, face aux discours de l’extrême droite et face aux menées guerrières que préparent déjà les gouvernements, le meilleur moyen d’affirmer la solidarité des populations est de se battre pour bâtir un autre monde, sans injustices ni oppressions, sans guerre ni terrorisme, sur la base de la mobilisation collective.

Pour cette raison, nous n’arrêterons pas de « faire de la politique », car nous pensons vital de ne pas laisser la politique à ceux qui sont les responsables de cette situation de pourrissement que nous évoquions plus haut. Pour que ce genre d’événements ne se reproduise pas, il nous faut exprimer cette « politique des opprimés » qu’évoquait le regretté Daniel Bensaïd, à mille lieues de la politique des fauteurs de guerre et des marchands d’armes, qui prétendent défendre la « civilisation » mais n’hésitent pas s’allier avec les régimes les plus oppressifs (de l’Arabie Saoudite à Israël en passant par le Tchad). Une réunion unitaire aura lieu lundi soir, à l’initiative de nos camarades d’Alternative libertaire, pour discuter des réponses politiques et militantes que nous pouvons formuler. Notre compassion doit pouvoir s’exprimer autrement que par des discours et des actes individuels, prendre une forme collective et fraternelle affirmant la solidarité avec les victimes et le refus de la guerre, de l’autoritarisme et du racisme. Nous rassembler aussi largement que possible sur ce thème, et au plus tôt, est une nécessité pour combattre les tentations autoritaires, les discours va-t-en-guerre et les dérives racistes qui se multiplient dans le camp des dominants.

Antoine Larrache, Mimosa Effe, Ugo Palheta

  • 1. Voir : « A droite et à l’extrême droite, ça dérape », Libération.
  • 2. Voir : « Gagner la guerre ». L’édito s’achève de la manière suivante : Contre la brutalité, il n’est qu’un principe: la force. Contre la sauvagerie, qu’une loi: l’efficacité. On se souvient de Clemenceau: «En politique intérieure, je fais la guerre. En politique extérieure, je fais la guerre. Je fais toujours la guerre.» Pour gagner la guerre, il faut la mener.
  • 3. D’autres appellent à “prier pour Paris”, introduisant une dimension religieuse qui ne peut qu’éloigner les non-croyants, risque d’encourager une séparation entre chrétiens et musulmans, et ne permet pas d’exprimer une protestation collective contre les logiques guerrières qui déjà se mettent en place